Ivresse du silence

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Le bruit du monde prédateur
Résonne dans toute la galaxie.
Aménageur sans trève
Fuyant sa finitude
Au détriment du rêve
Et de son altitude.

Le bruit du monde horodateur,
Conditionne le neurone
Jusqu’à le rendre sourd.
Imposant son moteur
À une meute de clones
Sans billet de retour.

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Entendre pleurer
Sur le toit, sur le Moi,
Comme un dimanche
Entre virgules.

Seul, le pigeon attend sa belle
Perché sur une antenne,
L’eau glisse sur son dos,
C’est le moment de se laver.
Quelle plainte peut faire le plein ?
Dans un vide sans pareil.

L’onde efface certains bruits
Sauf les immondices.

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La meute attise ses sales bruits pour s’entendre vivre.
Peu importe le nombre, l’ego est le plus ivre.
Danse de coton dominical dans mon entre de fureur
Le pigeon a retrouvé sa belle, la nature respire et chante.

Le troupeau n’entend plus rien. Le troupeau n’entend que lui.
Sous le casque d’argent, la larme transparaît, transparente.
Quêtant le moindre silence urbain, en vain.
Brisons le bruit de l’épuisement et allons voir ailleurs.

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La feuille jaunie n’attend pas ta présence
Pour recouvrir le fantôme de tes pas.
Dans la cour le sol
Jonché de mémoires,
Le rateau est fait pour ça.
Pour passer et repasser le passé.

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La Lune est habillée
pour faire l’ouverture.
Sous la voûte étoilée
silencieuse.

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