Le cul de la mule

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Enchaîné au pilori
Des sac de mépris,
Sur le dos de l’émule ;
Sous les sabots
Le bot
Sans scrupules.

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Enchaînés,
comme des blocs
à la chaîne
qui mine jour et nuit.
Déchaînement
de cerveaux en loque.
Sous le serveur servil,
le but est si vil.

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Le futile perméable
Entassé jour après jour,
L’inculte a bon dos.

L’écran du diable
Réchauffé aux cliquetis,
La mule a mal au dos.

Cumul désespéré
Des âmes concassées ;
Nul besoin d’échelle
Pour rejoindre le ciel,
Il est si bas.

Dos
Docile
Dow down.

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paroles synthétiques
clics épileptiques
imago à gogo,
le miroir est si flou.

temps décharge son histoire
ses rêves et son foutoire,
l’imposteur poste sa rancœur
aux millions de chercheurs.

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Mon amie la mule
A mille vies
Mais mille mulles
N’ont qu’une vie.

Et dans tout l’univers
Un seul crétin.
Ô terre, pardonne-leur
Ils crèveront avant toi.

C’est le seul lot de consolation
Que je puis t’offrir
Un samedi de trève.
Ça te dit ?

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Ce menhir
Te parle de tes origines
Espoirs sous la Lune divine.
Observé, grimpé, usé
Enfermé, il tient bon.

Au loin le ressac du vent
Comme un serpent
se faufile entre les sentes.
Le roc survit à ta nuit.
Triomphe de la nature.

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Cours après,
Court le temps.
Cours.