Ressacs

 

Au creux des larmes froides,
la chaleur erre son temps.
De rasade en rasade,
tricoter l’évitement.

Les décombres de la pensée,
rêvent d’ouvrir une distillerie
à la hauteur des moutons d’enfants,
distraction de nous-mêmes.

Dans un univers trop parallèle
Combien de terriens périssent.
L’été indien, les souvenirs s’agglutinent
ballotés comme un chalutier loin de son port.

Ô vagues de lunes pleines
nettoyeuses de peines dans l’absolue nuit.
Voici que la grève tend son manteau
pour dissimuler l’empreinte éplorée.

 


 

Fuir les évidences jusqu’à ce qu’elles reviennent
Braver le destin aux habits de crachin ;
Derrière demain, postuler
Pour l’escalier qui mène à tout
Surtout à rien,
Pourvu que l’on boive l’éternité.

Chercher la plinthe éclatée,
Oublier la lumière pour bouger
Encore et encore, avant l’aube.
Et repartir de plus belle
Sur la route du rebelle
Désengagé de toute médiocrité.

 


 

Ressac en cul-de-sac
Dégénère quand vient le temps
Du tourment repeint.
Sur la thèse, la note s’élabore
Mais jamais ne s’en sort
Indemne.

 


 

Li Po, mon ami Li Po
Tombé de haut.
Veux-tu un coussin ?
Celui qui me reste ici-bas
N’a que la trace de mon amour.

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Grain breton n’atteint
Que celui qui guette une réponse,
Apparât de nécessité
Laminé à la pierre ponce.

Suivre la trace du songe
Demain, toujours le rêve,
Le parfait imparfait
Paris aux portes.

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Résonnance hydrophyle
D’un dimanche sans personne.
Dans le Soi défile
des tonnes et des tonnes.

Calme jour où
L’entier devient réalité,
Avant que le capitalisme
Retienne toute liberté.

Brut de pensée
Sous le ciel qui passe,
Le vent balaie toujours
les conflits dans l’impasse.

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On ouvre la fenêtre,
Et les premiers oiseaux
Vous chantent le bonjour.

Vous observez l’avenir,
L’horizon d’une pensée
Pour une fois sans ego.

Mais tout le monde se vautre
Car personne, personne
Ne se soucie de l’autre.

Ô potron-minet, ô crépuscule,
Permettez l’idée d’une bulle
Où l’incompris détonne.

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Ressacs © 2017-2018