Sur la pointe dépouillée

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Sous la brume
par la lande intouchée
respirer encore
l’âme vérité
sur l’embrun qui crache
sa journée
avant de plier genou
devant Râ.

Sur la pointe
des pieds,
le pêcheur pécheur
cherche
toute sa vie
la pointe du couteau
envasé
qui le rend hébété.

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Montre-toi
le nuage, le plus gros,
le plus blanc ;
celui qui fait rêver
comme le ver parcourant
l’éther,
comme le vers parcourant le corps
incertain, oublié, dépouillé.

Et je vibre libre
au bord de l’impermanence
du cri, toujours gris.

 

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à suivre… (sur la Bretagne)

 

© octobre 2019