Dégommer les illusions

Hier matin, samedi, j’écoutais l’émission d’Aurélie Luneau sur France Culture “De causes à effets“, laquelle interviewait le biologiste Gilles Bœuf, et le “cequevousvoulez” Érik Orsenna pour échanger sur la question de la pollution par le plastique, bref, sur le comportement des sapiens sapiens. Un échange qui va bien plus loin dans la réflexion ; et…

Gommer les désillusions

Hier matin, samedi, j’écoutais l’émission d’Aurélie Luneau sur France Culture “De causes à effets“, laquelle interviewait Jeremy Rifkin, connu pour ses nombreux livres sur la question de la planète, du “changement”, du climat, du vert plus vert, avec un peu d’économie quand même, bref, sur la situation actuelle des sapiens sapiens et de leur avenir…

Chögyam dans l’âme

Chögyam Trungpa se posait, nous posait, posait mille questions. Mais toujours revenait à l’essentiel. Accepter ce qui vient, Comme ÇA vient. Cela me fait penser au rappel de soi de Gurdjieff aux fins (éventuelles) d’obtenir un éveil de sa (toujours éventuelle) conscience. Mais si, chez Trungpa, l’étude et l’intention furent sérieuses, sa philosophie de la…

RésistanceS

“La résistance poétique est intransigeante. Elle se dessine au scalpel. Elle est rigoureuse et pointilleuse. Elle cherche à connaître et à comprendre. Elle n’ignore rien des règles ni des codes. Elle débute par une exploration patiente et savante du réel. Mais elle s’autorise aussi à tout interroger. Elle n’a pas peur de l’ailleurs. Elle n’est…

Sous le pavé, la poésie

“Sous la pavé, la plume…” est un blog littéraire édité par l’écrivaine et lectrice assidue Martine Roffinella, qui met en avant des parcours d’auteurs*, permettant dialogues et rencontres, découvertes d’expériences et de styles. En ces temps d’entre-deux, elle a choisi d’ouvrir une parenthèse pré-estivale en créant un pont poétique et de m’y inviter avec la…

Avant, après, avant, après

  Solitude programmée ; Le plein d’espoir Avant, Le déjà souvenir Après. Pendant que Le rêveur repeint La clé de sa condition Des laps collapsent, Battements de moments Qui s’additionnent. Entre deux respirations Le son du vécu Se répercute comme Comme un uppercut Dans la mémoire du vaincu. Le temps illimité. Solitude déprogrammée ; Le…

La nature entravée

Tiroir-caisse de résonnance Sur front de mer effronté Reprend ses droits de l’homme Superficiels. Le décret fait trembler l’asphalte. Tous aux abris, limicoles ! Écrasé d’angoisse de rater Sa part de plaisir individuel, Le bipède se déploît en grappes Comme s’il possédait ce qu’il foule. La Nature repart en errance Piétinée, violée, hébétée Se heurtant…

À la pointe du poids-son

  Le soudain Sédimente notre sort Redimensionné Au son de la satyre. La poésie pousse le vers Au fond du panier Et le passant lunaire Sous l’osier, de rire. Dispersion assurée Du secret ciselé À la pointe d’un Dimanche ensuqué.    

L’instinct du temps

  L’action pose le temps L’esprit ose l’errance ; L’instinct vit chaque instant Comme une récompense Avant d’explorer l’incertitude Du rêve décompensateur. Rouages ensorceleurs De l’infinie condition ; Le retour n’a aucun sens, L’origine suit son amplitude Sans jamais décider de l’indécence du leurre.

La Nature aux abois

  Que découlera-t-il de ces conjugaisons ardues Entre la biodiversité et la suffisance humaine ? L’osmose entre vivants : indue, ou un dû ? Démasquée par une démondialisation soudaine Voici la Nature redevenue fertile. Hélas, momentanément semble-t-il. Soubresauts de températures entre deux aveuglements Savez-vous, âmes craintives, que rien ne dure ? Aussi long et honteux…

La nature oxygénée

  Oiseaux de toutes volées Entendez-vous le vent ? Ce printemps de liberté Lève votre confinement. La Nature configurée Se dégourdit de son sort Plein soleil, plein air, Reconquêtes au carré. Parenthèse éphémère Profitez, profitez ! Tant que le con fini se terre Décapant sa réalité. Ô Nature oxygénée, Ton âme impératrice Tout en naïveté…

Jim en rimes

“Notre chaos culturel est dominé par la conviction que parler, c’est penser.” Jim Harrison (11 déc. 1937 – 26 mars 2016) Il y a quatre printemps, Jim posa sa plume et ses rêves. Jim n’avait cure du temps, Il décrivait la nature et sa sève. Il y a douze pleines lunes La plaine murmura au…

Akhmatova aka Gorenko

  Je suis née en janvier 1966. Anna Akhmatova a quitté ce monde en mars 1966. Anna (Andreïevna) Gorenko de son vrai nom a trouvé toute sa place parmi les poètes russes. Étouffée sous Staline, son œuvre fut réhabilitée à partir des années 50 et diffusée mondialement. Par principe, je n’aime guère l’idée d’être enfermée…

Le virus de la poésie

  Loin de la pesanteur J’en appelle au rêve Sans termes au mètre, Intouchable De pied en cap. Propager l’apesanteur Comme un virus Sans prétention L’art entremetteur, La poésie pour tout remède.  

Allwright was right

  Crème de vers atypiques, Greame, couleur soupape. Coucou Moulou, on est quitte Aux prises avec l’oubli. Le long des rides humanistes Creusées par tant d’affronts Aux portes des rêves utopistes Le son du sel coule silencieux.   Parmi les poètes-chanteurs, on cite peu Jean-Louis Bergère. Le discret observe les moutons. Encore faut-il savoir entendre…

L’essence de la beauté

La beauté est affaire de cœur, Affaire de toute vie, De la naissance de la question Au rêve le plus tangible. La laideur est affaire d’indécence, Seule affaire des hommes, De leur angoisse du Je Au partage de l’inconscience. La beauté se pose au-delà, Dans le mystère de son essence ; Elle se qualifie à…

Le tournis de la terre

  La Terre n’a pour vocation Que d’avoir été envoutée Au rythme de révolutions. Vortex auto-enfanté Sans repères feintés. La pulsation du Vivant Engendre le tournis, Car le temps d’ici N’a pas d’horaires. Le cosmos a-t-il une âme ? Se demande le mandala Attendant le souffle du hasard, Quand le soleil fatigué Aura rangé sa…

Sous le caillou le chaos

  La vérité, gênée aux entournures, cherche la paix de l’esprit complice. Le vœu pressant indispose l’âme pure Au front marqué d’interstices. Silence du caillou enfoui dans le sable léger comme le regard détourné. Vies et survies s’abritent et s’entrechoquent dans les méandres de l’invisible et du répétitif. Comme une épidémie d’instincts que bouscule le…

Kamikaze en moins

  Cette espèce m’arrache l’aveu D’un refus d’appartenance, Prisonnière du corps et de l’esprit Au déni à demi consommé. Ballottée comme un cerneau de conscience, Vomissant le hasard d’un grain de riz Confiné dans la norme échappatoire. Ô kamikazes du vivant, sans limites, Sans recul ni vision de votre finitude, Écartez-moi de toute ressemblance Et…

Parangon de parasite

  Le parasite colonisateur a repeint La terre sous toutes les coutures, Marqué la boule à zéro De son ego triomphant. Passe ton chemin, Univers La loi du Talion a dégénéré. Le vide résonne, fébrile Bouché par des intentions viles. L’odorat quitte l’élixir À l’aube du devenir. La division fausse la route Du parasite dépourvu…

Retour aux sources

Pour célébrer l’hiver entamé, un modeste retour aux fondamentaux en forme de boucle. Dès l’enfance, les mots m’ont servi à imager ce que mon esprit découvrait de la vie, ses visions, questionnements et ressentis. C’est avec surprise et sourire que j’ai retrouvé ce petit texte choisi par les fondateurs du second numéro annuel, édition 1975,…

Poésie intemporelle

Pour terminer l’année, je butine en me souvenant que le poète Sergio Solmi a écrit : “En poésie, on peut tout faire avec tout.” Voilà qui habille l’espoir du lendemain, rêvé la veille au soir. Sous l’humidité des peurs l’humus résiste, insensible au temps qui passe pour les trop-pressés. Sous la chaleur du soleil imposant,…